Diléviathan
Pourquoi ce roman ?

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Pourquoi ce roman ?

1 août 2026·dileviathancoulissesinspiration
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Tout a commencé il y a deux ans, au milieu d'une nuit sans sommeil.
Comme beaucoup d'entre nous, je passais ces heures silencieuses à faire défiler les nouvelles sur mon application de news préférée. Jusqu'au jour où je suis tombé sur un essai qui a tout changé : Technopolitique — Comment la technologie fait de nous des soldats, d'Asma Mhalla.
Je ne le savais pas encore, mais cette lecture allait mettre en mouvement quelque chose d'inattendu.

L'étincelle

Ce livre m'a ouvert les yeux sur une réalité que je pressentais sans savoir la nommer. Ce sentiment diffus que quelque chose clochait dans notre relation à la technologie. Ce vertige quand on réalise que les outils qu'on utilise chaque jour ne sont pas neutres, qu'ils formatent nos perceptions, captent notre attention, court-circuitent notre capacité à décider seuls.
Pendant vingt ans, j'ai travaillé dans les télécommunications. J'ai participé au déploiement de réseaux, lancé des produits, industrialisé des technologies qui devaient connecter les gens, rapprocher le monde, créer des ponts. C'était vrai en partie. Mais Asma Mhalla m'a fait voir l'envers du décor. Ces mêmes infrastructures sont devenues des instruments de contrôle et de captation. Les ponts sont aussi des péages.
Le Diléviathan, c'est le nom qu'elle donne à cette fusion du Big State et du Big Tech. Un pouvoir hybride qui ne s'exerce plus par la loi mais par l'architecture des systèmes qui captent notre attention et formatent nos perceptions.
Plus je lisais, plus mon propre parcours prenait un sens nouveau. Et soudain, la conscience que j'avais contribué, à mon échelle, à jeter les bases de ce monde. Pas par cynisme, juste parce que personne ne m'avait raconté l'histoire sous cet angle-là.
Alors j'ai commencé à écrire.

Du besoin de raconter

Au début, ce n'était rien. Juste des notes griffonnées entre 3 h et 5 h du matin, pendant mes insomnies. Une manière de mettre des mots sur ce que je découvrais.
Je n'avais aucun plan. Juste une obsession : comment expliquer à un ami ce qu'est le Big State ? Comment faire comprendre en trente secondes pourquoi la fusion de l'État et des géants de la technologie est un des plus grands défis démocratiques de notre siècle ?
J'ai essayé les conversations, les débats, les posts LinkedIn. Rien n'y faisait. Ces concepts sont trop abstraits, trop théoriques. Ils glissent sur l'esprit comme l'eau sur les plumes.
C'est là que l'idée a germé : et si je racontais une histoire ?

Vulgariser sans trahir

Le pari était simple : prendre des concepts complexes comme la saturation cognitive, la dissolution du débat public ou le capitalisme de surveillance, et les incarner dans des personnages et des situations concrètes.
Un roman dystopique, oui. Mais pas pour le frisson. Pour que le lecteur vive les mécanismes de l'intérieur.
J'ai reconstruit le manuscrit plusieurs fois. J'apprenais en écrivant, chaque version éclaircissait ma propre compréhension. La fiction devenait un outil de pensée.
Diléviathan est un roman qui se veut accessible, facile à lire. Conçu pour capter l'attention de quelqu'un qui ouvre un livre le soir dans son canapé, pas celle d'un universitaire en salle de séminaire. Mais derrière chaque scène et chaque dialogue, il y a des années de lectures et de questionnements.

L'inspiration de Robot 1er

C'est en voyant passer le travail de Frédéric Mazalla et son feuilleton romanesque Robot 1er que l'idée de la diffusion m'a frappé.
Son approche, publier un chapitre à la fois, créer un rendez-vous avec les lecteurs, construire une communauté autour d'une narration, m'a semblé une évidence. Je n'ai ni sa notoriété ni son envergure entrepreneuriale, mais l'idée de proposer cette histoire chapitre après chapitre, par email et sur ce site, m'a convaincu de me lancer.
À mon échelle.

Ne vous attendez pas à Asimov

Soyons honnêtes : si vous cherchez le prochain Isaac Asimov ou Philip K. Dick, passez votre chemin. Je ne suis pas un écrivain de métier. Je suis un ingénieur télécoms qui a passé vingt ans à bidouiller des routeurs, pas à ciseler des métaphores.
Mais l'idée est là. L'arc narratif est solide, il m'a occupé l'esprit pendant des années avant de trouver sa forme. Les personnages ont leurs failles, leurs convictions, leurs contradictions.
Et surtout, les mécanismes que décrit ce roman ne sont pas de la science-fiction. Ils sont déjà à l'œuvre, sous nos yeux, chaque jour.
Ce livre est une fiction. Espérons qu’il le reste.
Mais si vous en sortez avec une question de plus sur ce que vos outils numériques font de votre attention, ou sur cette sensation étrange que la politique ressemble de plus en plus à une application, alors ce roman aura rempli son office.
C'est tout ce que je demande : que vous refermiez ce livre en voyant le monde une fraction de seconde différemment. Que vous vous demandiez, face à une information trop évidente : qui a intérêt à ce que je pense cela ?
Bienvenue dans Diléviathan. Bienvenue dans notre monde.

Comment ce roman a été écrit

Ce roman a été écrit avec l'aide d'outils open source, 100 % hébergés en France.
L'assistant d'écriture principal est Hermes Agent, développé par Nous Research. Il tourne sur un VPS OVH, en France. C'est lui qui m'a aidé à structurer l'arc narratif, à suivre l'évolution logique des personnages, et à garder une cohérence d'ensemble sur la durée.
Le pipeline d'écriture passe par Autonovel, un outil adapté pour me permettre de conserver la main sur le récit à chaque étape. J’écris, je décide, je valide, je modifie. L'outil m’alerte si je sors de l’arc narratif.
Le modèle de langage utilisé est Mistral NeMo, un modèle open source français, qui tourne localement sur mon infrastructure. Aucune donnée ne sort de France, aucun entraînement sur mes textes, aucune fuite.
Les idées, les mots, les choix narratifs sont les miens. L'IA m'a aidé à ne pas me perdre en cours de route. C'est tout.

Publié le 1 août 2026 par Christophe Wiest