Diléviathan

— À propos —

Christophe Wiest, l'auteur de cette dystopie, est un expert des télécommunications et des systèmes connectés, avec plus de 20 ans d'expérience sur des projets à fort enjeu (lancement de produits, industrialisation, déploiement et support) au sein d'acteurs majeurs du secteur, dont Bouygues Telecom, Alcatel et TCL.

C'est un peu par hasard qu'il est tombé dans les livres d'Asma Mhalla — une découverte qui l'a amené à voir le monde numérique sous un angle radicalement différent. Les concepts qu'elle développe autour du Diléviathan — cette fusion du Big State et du Big Tech — ont résonné avec son expérience de terrain et ont semé les graines de ce roman.

Ce roman est une fiction. Les mécanismes qu'il décrit ne le sont pas : saturation cognitive, fusion de l'État et des géants de la technologie, dissolution du débat public dans le flux algorithmique.

L'idée du Diléviathan vient des travaux d'Asma Mhalla, politologue et autrice de Cyberpunk : Le nouveau système totalitaire (Seuil, 2026). Elle forge ce mot-valise en contractant digital et Léviathan. Il désigne l'alliance du Big State et du Big Tech : un pouvoir hybride qui ne s'exerce plus par la loi mais par l'architecture des systèmes qui captent notre attention, formatent nos perceptions, court-circuitent notre capacité à penser seuls.

Le Diléviathan, c'est le moment où la politique devient une fonctionnalité applicative. Où chaque citoyen est électeur, produit et soldat d'une guerre cognitive continue. Où la démocratie garde sa forme — urnes, campagnes, débats — mais perd sa substance, remplacée par un simulacre administré depuis des data-centers.

Ce roman transpose ces idées dans une France présidentielle de 2027. Gabriel Moreau est un candidat qui découvre que le jeu est truqué depuis le début. Ce n'est pas un héros. C'est un homme qui refuse de consentir.

Les concepts sont d'Asma Mhalla, qui nous invite à regarder ce qui est déjà là.
Que ce livre reste une fiction.